________Il ne restait plus qu'une semaine et demie avant la rentrée et ainsi commencer mon année de Terminale. Un rayon de soleil traversait ma fenêtre pour illuminer la chambre, une petite pièce où régnait un monstrueux désordre que l'envie me pris soudainement de jouer les femmes de ménage. Je branchai mon ipod sur la chaine pour me stimuler un peu. Après une bonne demi-heure de rangement et de nettoyage avec le balai et l'aspirateur, je regardai ma chambre. La trace des punaises et des cadres qui contenaient les photos de mes anciens amis, que j'avais enlevés quelques semaines auparavant, se manifestait encore, imprégnée dans le mur. Je fus satisfaite de voir ma chambre si brillante et dans mon élan de bonne humeur je pris mes lunettes de soleil. Je descendis les marches en prenant soin de ne pas trébucher ou manquer une marche, j'avais déjà assez de cicatrice sur le corps, et puis je préférai ne pas arriver au lycée avec des bleus. Être nouvelle est assez humiliant et simple à remarquer. Sans avoir l'air en supplément, d'une catastrophe ambulante qui est incapable de tenir sur ces jambes.
J'attrapai mes ballerines en haut de l'armoire à chaussure, un peu haute pour mes 160 cm. Je fis un pas dehors...
― Où vas-tu ? Me demanda maman.
Je fis la moue et soufflai.
― Profiter du beau temps.
― Je croyais que ton père t'avais puni, ajouta-t-elle avec un air suspicieux.
― Maman, ma punition s'est terminée il y a quatre jours.
Elle parut surprise qu'elle se soit déjà achevée et probablement qu'elle se mit immédiatement à comptabiliser ainsi qu'à vérifier si je ne lui mentais pas.
― Mais après tout si tu préfères que je reste enfermer dans ma chambre à dormir ou à ne rien faire, donne moi quelques somnifères afin de me faciliter la tâche.
― Tu reviens à quelle heure ? Finit-elle par me demander avec abandon.
― Pourquoi ? Si tu veux je peux mette un bracelet électronique à ma cheville pour que tu puisses me suivre...
J'étouffai un rire.
― Dans une heure ou deux maximum, ça te vas ? En reprenant mon sérieux.
― Bien, mais fais attention.
Je sortis de la maison sans m'attarder devant le regard de ma mère, inquiète et triste qui pesait sur ma conscience. Malgré toute la colère que j'éprouvais pour eux à causes des disputes, j'étais malheureuse et je culpabilisais chaque fois que je les blessais.
Le soleil était agréable, et une petite brise légère caressait ma peau. Je m'avançai vers le parc et choisis le premier banc pour m'asseoir. Il y avait un couple d'amoureux non loin de moi, il s'embrassait tel deux escargots, loin de la passion des films d'amour ! A se baver mutuellement autour de la bouche. J'évitai de trop m'attarder pour deux raisons logiques :
- la première, parce que tout simplement c'était répugnant,
- la seconde, parce que je voulais à tout prix éviter de passer pour une voyeuse jalouse en manque d'affection.
J'étais absorbée par mes songeries lorsqu'une ombre me cacha du soleil...
Musique pour l'écrire [ ♪ ]
_________________________________________________________________
Mes cher(e)s lecteurs, lectrices,
Voici la suite tant attendue.
Une vingtaine de commentaires (constructif si possible) est demandé pour l'affichage de la deuxième partie du Chapitre. 02.
Une petite idée sur la suite ...?
Bisous. XOXO